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Procédure de conciliation : un levier discret pour sauver l’entreprise

Quand la trésorerie vacille, le temps devient votre pire ennemi. Beaucoup de dirigeants pensent qu’ils peuvent tenir encore quelques semaines, mais la réalité est brutale : plus vous attendez, plus vous perdez le contrôle. La procédure de conciliation des entreprises en difficulté est un outil stratégique, souvent méconnu, qui peut éviter la faillite. Elle n’a rien à voir avec la conciliation des MARDS : ici, on parle d’un dispositif légal, confidentiel, conçu pour restructurer avant la cessation des paiements.


1. Comprendre la procédure de conciliation : un cadre légal sécurisé

Une porte ouverte avant la catastrophe
La conciliation est réservée aux entreprises qui rencontrent des difficultés juridiques, économiques ou financières, avérées ou prévisibles, mais qui ne sont pas en cessation des paiements depuis plus de 45 jours. Ce délai est capital : il marque la frontière entre la prévention et le traitement judiciaire curatif (redressement ou liquidation).

Illustration narrative
Imaginez une PME industrielle qui voit ses échéances fournisseurs exploser dans deux mois. Les banques commencent à serrer la vis, les partenaires deviennent nerveux. Le dirigeant ouvre une conciliation : en quelques semaines, il obtient un accord homologué qui suspend les poursuites et sécurise un financement relais. Sans cette démarche, la société aurait basculé en redressement judiciaire.

Pourquoi c’est un levier discret ?
Contrairement à la sauvegarde, la conciliation reste confidentielle. Pas de publication au BODACC, pas de stigmatisation. Pour une entreprise qui dépend de la confiance de ses clients ou de ses donneurs d’ordres, c’est un atout majeur.


2. Les effets puissants de la procédure de conciliation : protéger et négocier

Un accord qui change tout
L’accord de conciliation peut être constaté ou homologué par le tribunal. L’homologation confère une force exécutoire et suspend les poursuites pour les créances visées. Elle offre aussi un privilège de « new money » pour les financements apportés, ce qui rassure les investisseurs et les banques.

Illustration narrative
Prenons le cas d’une société de services avec un mur de dettes bancaires à six mois. Les négociations informelles ont échoué, les créanciers exigent des garanties. Grâce à la conciliation, l’entreprise obtient un étalement des échéances et un financement prioritaire. Résultat : elle évite la cessation des paiements et conserve ses contrats stratégiques.

Un outil pour gagner du temps
La conciliation dure 4 mois, prorogeable d’un mois. Ce délai est précieux pour restructurer la dette, négocier des remises et préparer, si nécessaire, une sauvegarde accélérée. C’est la zone tampon entre la négociation amiable et la procédure collective.


3. Articuler procédure de conciliation, mandat ad hoc et sauvegarde : la stratégie gagnante

Mandat ad hoc en amont : préparer le terrain
Avant d’ouvrir une conciliation, il est souvent judicieux de passer par un mandat ad hoc. Ce dispositif ultra-confidentiel permet de sonder les créanciers, tester des solutions et éviter la précipitation. Il n’a pas de durée légale imposée et s’adapte à la complexité du dossier.

Illustration narrative
Imaginez une holding avec plusieurs filiales. Elle commence par un mandat ad hoc pour cartographier ses dettes et négocier avec ses principaux créanciers. Quand les discussions sont mûres, elle bascule en conciliation pour formaliser l’accord et sécuriser la restructuration.

Sauvegarde : l’ultime recours
Si la conciliation échoue ou si une minorité de créanciers bloque, la sauvegarde devient l’outil pour imposer un plan à tous. Mais attention : elle est publique et impacte la cotation Banque de France. C’est pourquoi il faut tout faire pour réussir la conciliation avant d’en arriver là.


Agir tôt, c’est sauver l’entreprise. Attendre, c’est subir.


Sources officielles

  • https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGITEXT000005634379/
  • https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGITEXT000005634379/
  • https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGITEXT000005634379/

Mantra

La négociation est un sport de combat – Il faut savoir être dur avec les questions à traiter tout en préservant les relations.

Vous avez une question ?

Parlons-en, tout simplement. Contact : martin@lacour-avocat.fr


FAQ

1. Qu’est-ce que la procédure de conciliation des entreprises en difficulté ?
C’est une procédure légale qui permet à une entreprise de négocier avec ses créanciers avant la faillite, sous contrôle du tribunal.

2. Est-ce que la procédure de conciliation est publique ?
Non, elle est confidentielle, sauf si l’accord est homologué par le tribunal.

3. Quelle différence entre procédure de conciliation et sauvegarde ?
La conciliation est amiable et discrète, la sauvegarde est judiciaire et publique.

4. Peut-on ouvrir une procédure de conciliation après la cessation des paiements ?
Oui, si la cessation des paiements date de moins de 45 jours.

5. Quelle est la durée d’une procédure de conciliation ?
Elle dure 4 mois, prorogeable d’un mois.

6. Quels sont les avantages de la procédure de conciliation ?
Suspension des poursuites pour les créances visées, privilège de « new money », et confidentialité.

7. Qu’est-ce que le privilège de « new money » ?
C’est une priorité de remboursement pour les financements apportés pendant la conciliation.

8. Qui peut demander une procédure de conciliation ?
Uniquement le dirigeant de l’entreprise.

9. Est-ce que les créanciers peuvent imposer une procédure de conciliation ?
Non, c’est une démarche volontaire.

10. Quels documents faut-il préparer pour une procédure de conciliation ?
Un état des dettes, des créances, un plan de trésorerie, et les comptes certifiés.

11. Est-ce que la procédure de conciliation bloque les demandes concurrentes ?
Oui, elle empêche l’ouverture d’un redressement ou d’une liquidation pendant sa durée.

12. Est-ce que la procédure de conciliation protège contre les saisies ?
Oui, si l’accord est homologué.

13. Est-ce que la procédure de conciliation est adaptée aux PME ?
Oui, elle est conçue pour toutes tailles d’entreprises.

14. Est-ce que la procédure de conciliation est adaptée aux groupes ?
Oui, elle peut être ouverte pour plusieurs entités en coordination.

15. Quelle différence avec le mandat ad hoc ?
Le mandat ad hoc est plus souple et confidentiel, la procédure de conciliation formalise un accord.

16. Quand faut-il envisager la sauvegarde ?
Quand les difficultés sont insurmontables sans cadre judiciaire.

17. Est-ce que la sauvegarde est publique ?
Oui, elle est publiée au BODACC et impacte la cotation Banque de France.

18. Que se passe-t-il si on dépasse les 45 jours sans agir ?
On doit déclarer la cessation des paiements et basculer en redressement ou liquidation judiciaire.

19. Est-ce que la procédure de conciliation peut préparer une sauvegarde accélérée ?
Oui, c’est prévu par la loi pour fluidifier les restructurations.

20. Est-ce que la sauvegarde accélérée est possible en cas de cessation des paiements ?
Oui, si elle date de moins de 45 jours à la demande de conciliation.

21. Est-ce que le mandat ad hoc est gratuit ?
Non, il y a des honoraires fixés par le tribunal.

22. Est-ce que la conciliation coûte cher ?
Elle implique des frais, mais reste moins coûteuse qu’un redressement judiciaire.

23. Est-ce que la conciliation protège contre les assignations en RJ ?
Oui, pendant la procédure, aucune autre demande ne peut être ouverte.

24. Est-ce que la conciliation est confidentielle vis-à-vis des salariés ?
Oui, sauf obligation légale d’informer le CSE.

25. Est-ce que la conciliation peut éviter la liquidation judiciaire ?
Oui, si elle permet de restructurer avant la cessation des paiements.

26. Quel est le rôle du conciliateur ?
Faciliter les négociations et rédiger l’accord.

27. Est-ce que la conciliation est rapide ?
Oui, elle dure 4 à 5 mois maximum.

28. Est-ce que la conciliation est efficace ?
Oui, elle résout la majorité des situations avant la faillite.

29. Quels sont les risques si on attend trop ?
Perte de contrôle, redressement ou liquidation judiciaire.

30. Quel est le meilleur conseil pour un dirigeant en difficulté ?
Agir tôt : mandat ad hoc, conciliation, médiation conventionnelle. Ne jamais attendre la cessation des paiements.


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